
25 ans après la découverte du VIH, plus de 33 millions de personnes sont aujourd'hui infectées dans le monde et 1 séropositif sur 4 ignore qu'il est porteur du virus.
L’épidémie ne faiblit pas : l’accès aux traitements progresse moins vite que les nouvelles contaminations. En effet, pour deux personnes démarrant un traitement antirétroviral, cinq autres sont infectées par le virus.
10 millions de malades, soit 60% d'entre eux, n'ont pas d'accès à des médicaments.
En France, le sida touche de plus en plus durement les personnes en situation de fragilités physiques ou sociales.
Il est donc plus que jamais nécessaire d'être correctement informé de ces réalités pour mieux agir pour soi et pour les autres.
Par ailleurs, on estime que 40 000 personnes seraient porteuses du virus sans le savoir.
La France est l'un des pays les plus touchée en Europe et l'Ile-de-France la région la plus touchée (plus de 40% des diagnostics positifs).
En 2008, on a dénombré 6 500 nouvelles contaminations, autant qu'en 2007. 60% d'entre elles par rapports hétérosexuels contre 38% par rapports homosexuels.
La seule population pour laquelle les progrès enregistrés sont nets est celle des usagers de drogues. En effet, grâce aux politiques de réduction des risques (programmes d’échanges de seringues, etc.), on constate très peu de nouvelles contaminations chez les consommateurs de produits psychoactifs, autrefois particulièrement touchés. La part de nouvelles contaminations par usage de drogues injectables est ainsi descendue à 2%.
Les migrants payent un lourd tribu à l'épidémie, ils représentent en effet 40% des contaminations. Il s'agit, pour deux personne sur trois, de migrants venus d'Afrique sub-saharienne.
Aujourd’hui en France, être séropositif va souvent de pair avec la précarité sociale et économique. On estime que plus d'une personne séropositive sur deux vit en dessous du seuil de pauvreté. Par ailleurs, plus du quart des personnes vivant avec le VIH/sida ont une invalidité reconnue qui les empêche de travailler à temps plein. Ils perçoivent alors une allocation aux adultes handicapés (soit environ 600 euros, par mois). Enfin, nombreuses sont celles qui n’ont pas de logement stable.
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Le site de l'Institut de Veille Sanitaire : www.invs.sante.fr
Depuis les années 90, le nombre annuel de nouveaux cas d’infection VIH (incidence) s’est stabilisé, même s’il continue d’augmenter dans certains pays. On doit cette stabilisation aux changements de comportement et à l’efficacité des programmes de prévention.
Malgré ces progrès encourageants, l'épidémie reste la 4ème cause de mortalité dans le monde avec plus de 2 millions de décès chaque année. Chaque jour Plus de 7 000 personnes se contaminent.
On dénombre aujourd'hui plus de 33 millions de malades dans le monde dont 22,5 millions en Afrique subsaharienne.
En Asie, alors que l’incidence du VIH continue de ralentir au Cambodge et en Thaïlande, elle augmente dans certains pays, en particulier en Chine, en Indonésie, en Papouasie-Nouvelle-Guinée et au Vietnam. On note également des signes de propagation extrêmement rapide des cas d’infection au Bangladesh et au Pakistan.
Entre 2003 et 2005 le nombre de personnes vivant avec le VIH a augmenté de plus de 30% en Asie centrale et en Europe de l’Est. Deux pays sont très touchés, l’Ukraine et la Fédération de Russie qui connaît la plus forte épidémie de toute l’Europe.
L’Afrique subsaharienne, qui rassemble plus du dixième de la population mondiale, reste la région du monde la plus touchée. 64% des personnes infectées par le VIH y vivent. C’est aussi en Afrique subsaharienne près de trois quart des décès sont à déplorer.
Cependant, grâce aux changements de comportements (recours accru au préservatif, partenaires moins nombreux et activité sexuelle entamée plus tardivement), le nombre de nouveaux cas est en baisse dans deux pays de l’Afrique subsaharienne (le Kenya et le Zimbabwe), dans les zones urbaines du Burkina Faso et en Haïti.
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Le site du Programme Commun des Nations Unies sur le VIH/sida : http://www.unaids.org/fr/default.asp